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Naissances et évolutions des sciences de l'éducation (Article Juin 2007)

Depuis la nuit des temps, les méthodes pédagogiques ont évolué.

Bien que les sciences de l'éducation soient très récentes. 

Les sciences de l’éducation comme on le sait, sont des sciences “jeunes” animées à l’origine par quelques pionniers) (Marmoz, 1988). Elles ont émergé bien après la Seconde Guerre Mondiale, au seuil des événements de Mai-Juin 1968, échappant progressivement à la philosophie puis à la tendance positiviste des sciences qui ont dominé la  préhistoire de l’institutionnalisation des sciences de l’éducation depuis la fin du XIXe siècle.

Eduquer et former posent des questions plus qu’ils ne fournissent des solutions. L’éducation est englobante et la formation ne saurait se résoudre à n’être qu’étroitement professionnelle et utilitariste comme le voudrait une certaine orientation
économique du libéralisme. (René Barbier)

 

Autrefois appelée "pédagogie", les sciences de l'éducation sont nées de l’influence de Maurice Debesse (à la Sorbonne depuis 1957, après la recréation de la chaire de E. Durkheim) qui fut décisive pour l’émergence des “Sciences de l’éducation”, officiellement consacrées par l’Arrêté du 2 février 1967 créant une licence et une maîtrise de Sciences de l’éducation, destinées à qualifier de futurs chercheurs en pédagogie. 

 

Yves Bertrand distingue 7 grandes options théoriques en éducation, à partir des travaux français et québécois : 

1°) les théories spiritualistes qui touchent les personnes préoccupées par le sens  spirituel de la vie. Elles se focalisent sur la relation entre soi et l’univers dans une perspective plutot métaphysique (Marilyn Ferguson, Abraham Maslov, Jiddu Krishnamurti (1970(1965), 1978(1972), Ralph Valdo Emerson, Henri Thoreau, Margaret Fuller) 
Tous interpellant la place de l'Homme dans l'univers et sa nature illlimitée
2°) Les théories personnalistes issues de la psychologie humaniste, notamment  dans la ligne de Carl Rogers (1972), ouvertes à la notion de soi, de liberté, d’autonomie de la personne.
3°) Les théories psychocognitives qui s’intéressent au développement des processus cognitifs chez l’élève tels le raisonnement, la résolution de problèmes, les représentations, les conceptions préalables, les images mentales, etc, à partir de travaux en psychologie cognitive liés aux études sur le cerveau et à celles sur l’intelligence artificielle.
4°) Les théories technologiques qui insistent sur l’amélioration du message par le recours aux “technologies” (prises au sens large) appropriées : design de l’enseignement, matériel didactique de communication et de traitement de l’information, avec la toute première importance de l’ordinateur.
5°) Les théories sociocognitives qui mettent au jour les facteurs culturels et sociaux dans la construction de la connaissance et s’interrogent sur la construction des savoirs.
6°) Les théories sociales qui éclairent les dimensions proprement sociales, environnementales, institutionnelles de l’éducation. Elles cherchent à élucider les inégalités sociales et culturelles que les institutions scolaires tendent à reproduire.Sens de l’éducation-2001/2002-René Barbier
7°) Les théories académiques ou encore “essentialistes”, théories classiques qui focalisent leur attention sur la transmission de connaissances générales en opposition à la formation spécialisée, avec deux tendances divergentes : les “traditionnels” qui souhaitent transmettre des connaissances classiques indépendantes des événements et des structures sociales et les “généralistes” qui s’attardent à une formation générale préoccupée de l’esprit critique et d’une capacité d’adaptation
Cette classification présente l’intérêt d’oser parler de la dimension “spirituelle” en éducation. Les chercheurs français ne s’autorisaient guère dans ce sens, jusqu’à une époque récente. Ce n’est que par le biais d’une réflexion sur les “valeurs” et par la philosophie de l’éducation ou de l’anthropologie culturelle que certains se sont risqués à y réfléchir ces dernières années (Olivier Reboul, 1992 ; Jean Houssaye, 1992 ; Pierre-André Dupuis, 1990 ;  Henri Atlan, 1991 ; Georges Lerbet, 1992 ; Lê Thàn Khôi, 1995 ; Carmel Camilleri, 1993).
(extrait d'un texte de Renè Barbier - 2001/2002)

Aujourd'hui, les sciences de l'éducation ont une approche pluridisciplinaire, introduisant les sciences cognitives, la sociologie des organisations, les relations humaines, les sciences du langage, la phénomènologie, la complexité, les neurosciences, les influences de l'informatique. ... la psychologie comportementale.

Elles sont incluses dans les sciences de l'homme et de la société, qui regroupent les sciences de gestions, l'économie, le droit, la gestion des ressources humaines, les sciences de l'entreprise (management, organisation ..) 

Evolution de l'apprentissage.jpgPour mieux voir les évolutions de postures nous verrons dans l'article suivant des tableaux et schéma qui récapitulent les transformations tant au regard des influences extérieures (innovation, technologies ...) qu'intérieures (l'Etre en Devenir) 

 

 



11/02/2015
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