Apprenance - Entreprenance - Intelligence-collective

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La plasticitÚ du cerveau

Comment notre cerveau se répare, se remodèle, se régénère ?

 

On compare souvent notre cerveau à un ordinateur. A tort ! car il y a une différence notoire entre matière inerte et matière vivante.

Les circuits électroniques sont figés une fois pour toute lors de leur fabrication,  leur fonctionnement peut´┐Żêtre amélioré soit en remplaçant les pièces soit par des astuces de logiciels.

Au contraire les réseaux de neurones assemblés sous notre crâne sont d´┐Żune plasticité remarquable. L´┐Żactivité de ces circuits est modulée par nos apprentissages et nos expériences. Il s´┐Żen crée aussi de nouveaux : des connexions entre neurones se forment et viennent s´┐Żinsérer dans les tissus existants.

(extraits des dossiers de la recherche ´┐Ż Juillet/Août 2007 n°410)

 

Cette plasticité de notre cerveau a été découverte récemment en étudiant des situations pathologiques sur des cerveaux endommagés (Accident Vasculaire Cérébral) qui permettent de mieux comprendre le fonctionnement normal et de mieux appréhender la « dynamique du cerveau ordinaire ».

 

1 ´┐Ż la réorganisation

Les recherches de ces dernières années ont permis d´┐Żexplorer l´┐Żétonnante capacité que possède le cerveau humain à se réorganiser lui même, en dépit d´┐Żune perte de neurones définitive. Deux phénomènes s´┐Żopposent dans le cas d´┐Żhémiplégie, totale au début.

-          la première : dans bon nombre de cas l´┐Żhémiplégie diminue et ce dans les premier mois qui suivent l´┐Żattaque cérébrale pour que les patients marche à nouveau. Chez un petit nombre de ce groupe, cette récupération spontanée  est spectaculaire.

-          La seconde : pour d´┐Żautres, la récupération est quasi inexistante.

Les chercheurs en neurologie se sont penchés alors sur les mécanismes responsables de la récupération fonctionnelle et la réorganisation cérébrale spontanée que les spécialistes appellent « plasticité ».

 

Depuis les années 60, des expériences montraient que le système nerveux pouvait se réorganiser après une lésion mais aucun ne savait comment. Les avancées en matière d´┐Żimagerie ont permis de prouver la réalité de cette réorganisation.

 

1 - Je ne m´┐Żétendrais pas sur les expériences mais certaines ont démontré que le système moteur (et d´┐Żautres systèmes tels que le langage´┐Ż) peut mobiliser des régions inactives en l´┐Żabsence de lésions, par l´┐Żactivation des cortex droit et gauche pour la partie endommagée, alors que la partie non endommagée active uniquement le cortex moteur opposé à la lésion (comme chez tout sujet sain)

´┐Ż         les droitiers par exemple utilisent les régions frontales et temporales de l´┐Żhémisphère gauche

Une étude menée par Cornélius WEILLER en 1993, en Allemagne, démontre que des sujets ayant partiellement récupéré d´┐Żune aphasie vasculaire, mobilisent les régions préservées de l´┐Żhémisphère gauche mais aussi les régions symétriques situées dans l´┐Żhémisphère droit.

 

Le cerveau humain est donc capable de mobiliser des ressources parfois à distance de la lésion. Il peut aussi modifier sensiblement la fonctionnalité des régions de la lésion. En effet dans le cas d´┐Żhémiplégie, le cortex moteur lésé est suractivé et une extension spatiale de l´┐Żactivité de la région motrice primaire a été observée.

 

Or cette récupération fonctionnelle est imprévisible et considérablement variable d´┐Żun individu à un autre. Plasticité cérébrale et récupération fonctionnelle sont intimement liées.

 

2 ´┐Ż la régénération

Des études ont montré que la qualité finale de la récupération fonctionnelle dépendait de l´┐Żactivation de certaines régions du système moteur par le biais d´┐Żun entraînement, d´┐Żune ré-éducation : le ré apprentissage d´┐Żune fonction par la répétition régulière de tâches et l´┐Żutilisation de différentes stimulations conduit à une meilleure récupération. cela à permis aussi de se rendre compte que suivre un protocole de ré apprentissage, accélérait la ré-appropriation de la fonction, mais aussi que cette amélioration s´┐Żaccompagnait d´┐Żune modification de la représentation corticale de la fonction mais aussi d´┐Żune augmentation des neurones recrutés pour réaliser la tâche.

Dans le cas d´┐Żune séquelle linguistique l´┐Żutilisation d´┐Żun protocole de ré-apprentissage spécifique a validé l´┐Żidée que cette pratique induisait une réorganisation intracérébrale fonctionnelle du système moteur.

Mieux encore ´┐Ż..

 

3 - Hémisphères en équilibre

L´┐Żhémisphère droit et l´┐Żhémisphère gauche semblent en compétition permanente pour que nous soyons conscients de tout l´┐Żespace qui nous entoure ´┐Ż.

 

L´┐Żhémisphère gauche gère (entre autre) le langage, l´┐Żhémisphère droit les fonctions spatiales, ceci est vrai pour les droitiers mais également pour la majorité des gauchers. Lorsque une lésion apparaît sur l´┐Żhémisphère droit, l´┐Żhémisphère gauche devient plus actif. Lorsque une lésion est également reproduite dans l´┐Żhémisphère gauche, les conséquences régressent. Ceci a permis d´┐Żétablir qu´┐Żune lésion ne produit pas seulement de déficit de fonctionnement local. Elle peut aussi interférer et parfois de manière positive, avec d´┐Żautres aires et fonctions cérébrales reliées à l´┐Żaire lésée, en modifiant des fonctions d´┐Żinhibition qui d´┐Żordinaires permettent d´┐Żéquilibrer les deux cotés du cerveau.

En d´┐Żautres termes, l´┐Żinhibition des neurones situés en miroir de la lésion améliore les performances, l´┐Żamélioration des symptômes s´┐Żaccompagne de l´┐Żactivation d´┐Żaires cérébrales du coté sain. Ceci relève également de l'activation des sens par des stimulations externes.(en agissant sur le cerveau par des voies externes).

 

Tout ceci pour dire que le cerveau est autre chose que ce que la majorité imagine... les circuits neuronaux sont modifiables à souhait... ce qui nécessite des efforts n'est pas d'ordre neurologique, il est de l'odre des habitudes, et des prises de consciences (auto-observation)

 

En effet, l'être humain est constitué de plusieurs "corps" : le corps physique, le corps émotionnel, le corps mental et le corps spirituel. 

- Le corps physique est ce que nous connaissons, ce qui est visible donc observable.

- Le corps émotionnel est ce qui met en mouvement (motion = mouvement), de ces émotions découlent des comportements.

- Le corps mental est le processus de la pensée : il capte les informations, les analyses et les transmet au "thalamus" (glande endocrinienne). C'est lui qui fait le lien entre le SOI (corps spirituel) et le Moi (corps mental). 

- Le corps spirituel est l'essence de l'Etre, creusé de la Sagesse et de la Conscience, source de la connaissance intuitive et du discernement. 

 

Les interactions entre ces différents corps sont complexes. Pour autant, jusqu'à maintenant, le système de connaissances mobilisées est encore automatique et limité car il ne fait pas appel à cette connaissance intuitive du Soi. L'Etre Humain est un Etre d'habitudes, celles ci ayant été intégrées de manière organique durant toute son évolution. Sauf que l'homme d'aujourd'hui est en pleine mutation, il devient un être de plus en plus subtil.

 

Les Habitudes : 

Les habitudes sont liées aux émotions nées de situations vécues. L'Homme primitif devait posséder un système de réactions automatiques pour assurer sa survie. Cette "information" liée à la survie est inscrite dans le système limbique, plus spécifiquement dans l'amygdale cérébrale afin d'y être analysée et traitée. 

La "réaction" répondait à plusieurs mécanismes : la peur (sécurité), la protection du territoire (son espace de survie), l'instinct de reproduction. L'enregistrement de l'information, née de la situation, comprend toutes les perceptions immédiates sensorielles, physiques, émotionnelles, celui ci est précis et complet (dans le monde physique observable primaire). 

Toutes ces informations ont été "traduites" en automatismes, transmis de génération en génération. Ces habitudes sont toujours fondées sur le mécanisme de survie et quelque soit la situation nouvelle, l'amygdale cérébrale va répondre toujours de la meme façon en se contentant d'une perception rapide et grossière de la situation primaire.

Les perceptions "d'origines" ont conditionné aussi des "représentations mentales". Face à de nouvelles situations, ce sont les mêmes représentations mentales et les mêmes habitudes de comportements qui vont se mettre en action de manière immédiate et automatique tout simplement parce que, peut-être, une quelconque similitude entre la nouvelle situation et une mémoire passée (collective) va enclencher un ensemble de réactions automatiques identiques  à celles utilisées à une époque primitive. 

 

Dans notre monde moderne, nous n'affrontons pourtant pas les mêmes situations ! nous ne sommes plus en état de "survie", de danger immédiat vécu à l'époque de la préhistoire. Pour autant, nous pouvons constater qu'il y a toujours les mêmes comportements dans les relations interpersonnelles, dans les équipes ... 

1 - La peur : peur de la différence, peur de l'inconnu, peur du changement, peur de l'autre

2 - La protection du territoire : chacun est prêt à tout pour conserver sa place, son fauteuil, sa situation .... 

 

Hors ce fonctionnement primaire ne devrait plus nous concerner, pour la simple raison que nous ne sommes plus dans un monde de dangers physiques tels que nos hommes préhistoriques le vivaient. Nous sommes dans un monde civilisé et non plus dans une foret vierge. 

 

L'homme a "grandit" ... Sa conscience a évolué, Son intelligence s'est développée, Ses connaissances se sont élargies. 

Malgré cela, il tend à répondre encore par des habitudes automatiques qui sont devenues obsolètes. Nous ne sommes plus dans un monde remplis de dangers comme autrefois (temps préhistoriques). 

Le danger s'est "déplacé, il n'est plus physique, mais psychologique et les mécanismes de défenses sont d'ordres mentaux - émotionnels. Ceux ci se sont automatisés. Ces mécanimes sont flous, imprécis, excessifs (souvent : conflit, colère, violence psychologique...) et souvent irrationnels. 

Il y a toujours les mêmes réactions émotionelles que dans le passé, les mêmes façons de penser et de percevoir les choses, et les mêmes automatismes. (c'est à dire inconscients), le mental est devenu lui aussi automatique et fonctionne comme un ordinateur "préprogrammé" par le passé. 

 

La science quantique nous montre que nous sommes tous reliés. Les Neurosciences nous montre que de nouveaux circuits peuvent être mis en place, il suffit simplement d'être conscient du "comment nous réagissons" d'un point de vue  physique, émotionnel et mental (intellectuel), et quelles sont nos "Représentations mentales" de la situation.

 

Nous prenons conscience de nos représentations mentales lorsque nous sommes décidés et capables de regarder la situation telle qu'elle est réellement, et non telle que nous nous la représentons (chargées des émotions du fait peut être de similitudes lointaines) 

C'est à ce moment que l'on peu commencer à modifier ses comportements et ses habitudes mécaniques et automatiques... C'est par cette prise de conscience et les choix qui en découlent que de nouveaux circuits neuronnaux vont se mettre en place. 

 

Il est évident que ceci nécessite une vraie démarche de "connaissance de soi", relégant l'orgueil de l'Ego (construit pas le mental)n

 

La pédagogie de la coopération et la pédagogie "actualisante" sont des méthodes à la fois simples et complexes qui permettent de conduire ce changement au sein des équipes, au sein d'entreprises, de groupes .... c'est ce qui amorce l'Intelligence Collective, car de nouveaux cricuits neuronaux peuvent ainsi se mettre en place en toute conscience, choisie et non subie. 

 

Ces méthodes développent également le savoir Etre, la confiance en soi, l'estime de soi par  la reconnaissance de son propre "potentiel" et la consientisation de ses représentations mentales erronées. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



13/10/2007
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