Apprenance - Entreprenance - Intelligence-collective

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l'indivisibilité de la matière

L'indivisibilité de la matière 

 

Nos représentations mentales proviennent du conditionnement que les concepts et les normes sociales ont sur nos modes de pensées et nos modes de vie.

 

Depuis le 18ème siècle, les précurseurs du monde scientifique, les philosophes .. se sont éloignés les uns des autres pour s'installer dans une séparation aussi bien intellectuelle qu'affective. La fracture semble avoir atteint le maximum de sa profondeur au milieu du 19ème siècle avec le scientisme et le réductionnisme, attitudes adoptées par nombres de chercheurs pour étudier une réalité extérieure considérée comme parfaitement indépendante de l'observation.

Dans chaque disciplines, les chercheurs se focalisaient sur l'objet de leur recherche en ayant pris des distances conceptuelles avec l'objet de leurs expériences, qu'ils subdivisaient ou démontraient, en étudiant chaque partie A, B, C. Attachés à l'objet considérés, ils ont perdu le sens de l'universel. Les chirurgiens ont livré le langage du scalpel, d'autres ont choisi l'Ego comme point focal .. le moi pesant de tout sont points sur les rapports : Moi et l'événement, Moi et les autres, Moi et la société…

 

L'ère de l'industrialisation est l'apothéose de l'homme qui c'est fait le centre du monde. Or les découvertes de la physique quantique mettent en évidence de manière indéniable une indivisibilité de la matière, appelée également la non - séparabilité.

 

Depuis le début du 20ème siècle, les scientifiques ont été amenés à changer d'attitudes et d'optiques. Cette vision modifiée a été proposée par la physique quantique (Cf. B.NICOLESCU) en nous apprenant que les lois valables dans l'univers de nos apparences, à notre échelle classique, à notre niveau de perception, ne sont pas les mêmes que celles d'un niveau de réalité pouvant échapper à notre vue, à la portée limitée de nos sens. Elle prouve qu'à ce niveau un objet peut être deux choses à la fois : une particule peut se manifester comme une onde ou inversement. La nature demeure liée au choix de l'observateur pour conduire son expérience. Le monde dans sa totalité est constitué d'énergie. Une simple table est faite d'énergie, la lumière perçue est aussi énergie, celle-ci empruntant pour nous des formes différentes à travers différents niveaux de réalités plus ou moins visibles, plus ou moins accessibles.

 

Aujourd'hui , le nouvel esprit scientifique est en train d'abandonner l'ancienne conception matérialiste du monde en acceptant les réalités d'un autre mode que celui de la réalité immédiate dans laquelle nous vivons. La physique quantique stipule aussi que chaque point de l'univers est relié au niveau quantique à tous les autres points de l'univers, d'où l'interdépendance universelle de tout élément vivant, nous compris (nos cellules….)

Dans d'autres sciences, le psychologue C.C.JUNG, le physicien PAULI, et d'autres chercheurs (physiciens, neurologues, philosophes, …) ont été amenés à faire l'hypothèse d'une champ transcendantal (monde impliqué de David BOHM, le champ Subquantique d'Ervin LAZLO…) et rejoignent l'idée d'une interaction plus spontanée, plus immédiate que les classiques influences socioculturelles, il s'agit de la possibilité d'une connexion directe, généralement non consciente, de l'esprit avec d'autres et avec tout ce qui nous entoure. Ces interactions subtiles, au delà de la portée des perceptions sensorielles ont été suggérées depuis des millénaires sans avoir les moyens techniques et technologiques de le prouver.

 

L'écosystème, l'interdépendance, l'interrelation des éléments, est mis en lumière. Ceci remet en question toutes les croyances, les principes et certitudes inculquées depuis environ 3 siècles. Les aspects particuliers ne peuvent être pris isolément mais être considérés comme partie intégrante d'une réalité plus vaste.

 

Ce phénomène ne peut s'appréhender de manière classique et linéaire. Il en est de même à tous les niveaux et nous le voyons sous nos yeux :

Dans les sciences de la Terre : climat, courants marins, vents, pollution, réchauffement climatique, avancement du désert, pluies diluviennes  - tous ces phénomènes sont liés entres eux et indissociables, ils ont des répercussions sur la vie des hommes, les mouvements des peuples … .

Dans les sciences de la vie : alimentation, rythme de vie, condition de vie, maladies..

Dans les sciences humaines et sociales : la société à l'image de l'homme, ou l'homme à l'image de la société. Le vivant va du quark à l'univers, du macro au micro, il est multidimensionnel, transdisciplinaire et indivisible.

 

C'est la théorie du chaos : celle-ci n'est pas une discipline de contemplatifs, seulement émerveillés par la vision des belles images en couleurs générées par un monde virtuel ! C'est une véritable théorie scientifique, qui a su trouver de l'ordre caché sous le désordre apparent.

Ce nouvel ordre est très différent de l'ordre ancien : au déterminisme implacable d'une dynamique intégrable quasi-périodique a succédé une description de nature fondamentalement probabiliste, caractérisée par l'existence d'invariants prenant la forme de mesures de probabilités, d'attracteurs, de dimensions fractales… Toutes les sciences y compris sociales, sont concernées par ce changement de paradigme, afin de répondre à l'intuition de Platon :

 « (…) derrière les formes visibles et particulières de la matière doivent se cacher des formes fantomatiques qui leur servent de modèle invisible »



07/09/2007
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